LANGUES ET CULTURES DE L’ANTIQUITE :
LATIN OU GREC

  Quelques indications liminaires…

   Il ne s’agit aucunement de former des spécialistes mais d’amener chacun à approfondir sa connaissance de la civilisation, de la langue. Les cours se déroulent dans un climat de dialogue, une ambiance propice aux apprentissages fondamentaux qui permettent d’aiguiser la réflexion, l’ouverture d’esprit ; les compétences, les goûts des élèves, leur rythme de travail sont pris en compte de façon presque individualisée. Les élèves s’adaptent ainsi rapidement aux différents types de travaux proposés, gage d’adaptabilité dans leur vie future.

Quels sont les avantages et objectifs de cet enseignement ?

   En grec, il est fréquent d’accueillir des élèves qui n’ont jamais pratiqué l’option. Cela génère une dynamique appréciable au sein de la classe, les plus avancés prodiguant conseils et informations aux débutants.

Si vous êtes animé par une soif de connaissances qui concerne les domaines suivants,
l’étude de l’une des deux langues anciennes « s’impose » à vous !

Amphithéâtre « les arènes » de Vérone
Mosaïque d’Heraclea Lyncestis (Macédoine, Bitola)
Site d’Heraclea Lyncestis, Macédoine, Bitola
Masque de tragédie
  • l’histoire des peuples ; si nous pouvions, d’aventure, faire un retour en arrière de deux mille ans, nous serions médusés ! L’Europe existait déjà, avec sa monnaie unique – non pas l’euro, bien évidemment, mais le denier romain… Elle comprenait même toute l’Afrique du Nord ! Notre Helvétie en faisait partie ; qui plus est, vous aviez toute latitude de faire un voyage à Lyon, Tolède, Lisbonne, Syracuse, Carthage, et même aux confins de la Roumanie ou de la Grande-Bretagne, en ayant à votre actif pour unique langue le latin ! On peut donc aisément deviner qu’il en est resté bien des vestiges…

Si vous êtes helléniste, par exemple, vous aurez tout loisir de « collecter » des informations riches et précises sur la civilisation athénienne, de constater combien les thèmes abordés entrent en résonance avec le programme d’histoire de Seconde : l’histoire antique, dévoilée au fil des textes, tiendra une place importante dans votre enseignement. Y sont présentées la vie du citoyen athénien et des exclus de la citoyenneté, les activités qui se déploient au sein de la cité ainsi que les pratiques religieuses… Vous prendrez vite conscience de l’ouverture de la Grèce sur les contrées plus ou moins lointaines telles que l’Egypte, l’Afrique, la Perse que les Grecs découvrirent et jugèrent à l’aune de leur propre civilisation.

  • les langues: la maîtrise du latin et / ou du grec facilite celle de toutes les langues enseignées et permet un dialogue constant et fécond entre hier et aujourd’hui (si l’étymologie tient une place prépondérante dans notre enseignement, c’est que la langue française emprunte 80 % de son vocabulaire au grec et au latin) ; c’est donc une connaissance approfondie de notre langue et une compréhension plus fine des autres langues par le recours fréquent à l’étymologie que vous pourrez acquérir.
  • l’homme et sa façon de vivre: la lecture de textes antiques élargit considérablement notre champ de vision ; que d’échos entre le latin, le grec, le français, l’histoire, la philosophie, par exemple ! Nombre d’auteurs antiques semblent engager un dialogue fécond et très vivant avec nous, les vivants du XXIe siècle ! La culture que l’on peut donc en retirer est d’une rare vitalité. Marguerite Yourcenar, autrice du XXe siècle, écrit, dans Mémoires d’Hadrien, fausse autobiographie de cet empereur romain, qu’elle rêve de « prendre seulement ce qu’il y a de plus durable, de plus essentiel en nous… comme point de contact avec ces hommes qui comme nous croquèrent des olives, burent du vin, s’engluèrent les doigts de miel, luttèrent contre le vent aigre et la pluie aveuglante et cherchèrent en été l’ombre d’un platane, et jouirent et pensèrent, et vieillirent, et moururent ». Et si les cours de langues anciennes étaient un moyen privilégié de dialoguer avec ces hommes, de mieux nous connaître nous-mêmes, pendant quelques heures par semaine, au moins, dans des groupes à faible effectif ? Cela n’en vaudrait-il pas la peine, d’un point de vue humaniste ?
  • la découverte des figures héroïques et mythologiques qui alimentent la littérature épique mais aussi tragique et permettent de mieux comprendre les textes proposés à l’étude en français; depuis des siècles, les Français comme leurs voisins, Italiens, Espagnols, Anglais, Allemands, Grecs…, ont puisé dans les cultures grecques et latines leurs références, leurs mythes, leurs personnages, leurs thèmes de créations artistiques ou de pensées. Connaître cet héritage antique, c’est un facteur non négligeable de communication, d’intégration.
  • Que pourrez-vous découvrir, en outre, à nos côtés ?

    • le plaisir du texte, le plaisir de rencontrer des auteurs et des personnages qui nous paraissent très proches de nous tant leurs préoccupations sont éternelles. Nous nous trouvons donc sans cesse aux sources de notre littérature et de notre culture.
    • « l’enquête » que représente toute phrase latine ou grecque, d’abord perçue comme énigmatique puis stimulant les capacités d’analyse et de rigueur. C’est ainsi que vous apprendrez à « jouer » de plus en plus habilement avec les mots et les idées.
    • une grande rigueur d’analyse des textes qui permet de se familiariser avec les exercices qui sont proposés en français tels que le commentaire : quoi de plus rassurant que de constater que les mêmes techniques sont utilisées dans de nombreuses matières et que l’une peut servir à la maîtrise de l’autre ? Commenter un texte antique, c’est utiliser les mêmes méthodes, procédés et outils qu’en français. C’est donc, encore une fois, établir des « ponts » constants entre différentes matières.

    Programme de seconde : il s’articule autour de quatre objets d’étude – proposant aux élèves un questionnement très riche sur l’homme – parmi lesquels le professeur en choisit trois : l’homme et l’animal ; l’homme et le divin ; soi-même et l’autre ; Méditerranée : voyager, découvrir, explorer. Tout un périple au soleil de la Méditerranée !

       La culture que les élèves en retirent s’avère donc variée, riche. Histoire antique, mythologie, vie quotidienne occupent une place capitale dans notre enseignement. Travail sur la langue, analyse des textes sollicitent leur sensibilité littéraire et leur rigueur.

         Toute cette culture est indispensable à tout étudiant en Lettres, en langues vivantes, en histoire, en philosophie. Qui veut étudier les sciences médicales et biologiques ira puiser des racines profondes et très éclairantes, au cœur des langues anciennes. C’est là une culture nécessaire à tout futur archéologue, conservateur de musée, bibliothécaire, spécialiste en histoire de l’art… C’est un enseignement des plus utiles quand on fait des études de droit, des sciences politiques, quand on vise à passer des concours dans de grandes écoles supérieures où l’on trouve une épreuve de culture générale. Certaines grandes écoles exigent même une langue ancienne car, pour elles, c’est un gage de culture et de goût de l’effort.

       Les efforts des élèves sont récompensés ; les lycéens n’ont plus d’épreuve facultative finale à travailler sans relâche ; le contrôle continu leur permet de faire fructifier leur étude d’une langue ancienne.  

     

     

Travail collaboratif en vue des « Portes ouvertes »