Ce mercredi 16 septembre 2026, nombre de nos lycéens se sont portés volontaires pour participer à la journée du sport scolaire : programme visant à promouvoir le sport chez les jeunes et en particulier chez les filles, chez qui le décrochage sportif s’observe le plus.

Chaque année, les élèves de l’enseignement secondaire se fixent un rendez-vous sportif au trail UNSS départemental annuel. Cette année, il a réuni près de 400 élèves au Tholy et parmi eux 250 participants sont venus à vélo ou à pied. Les 35 lycéens de Claude Gellée ont aussi fait le déplacement en VTT depuis le gymnase de CG :  un parcours de 35 km sur les routes vosgiennes comme sur des chemins forestiers escarpés. Accompagnés par les professeurs d’EPS de CG, les élèves ont fait 5 heures de route vers leur destination, un chemin particulièrement éprouvant qui a conduit plusieurs filles à abandonner volontairement ainsi qu’un seul garçon. Cette différence pourrait notamment s’expliquer par un temps de pratique préalable moins important chez beaucoup de filles, lié à un décrochage sportif qui peut s’accentuer au lycée. Le manque de temps consacré à la pratique sportive, le regard des autres ou encore une estime de soi parfois plus basse peuvent en effet constituer des freins supplémentaires à la pratique sportive féminine. À cela s’ajoutent les stéréotypes associés à certains sports, souvent perçus comme plus « masculins » ou plus « féminins », qui peuvent décourager les enfants de pratiquer une discipline qui ne correspond pas aux attentes associées à leur genre. L’environnement familial peut aussi jouer un rôle car lorsque la pratique sportive est davantage présente chez le père que chez la mère, les enfants peuvent être plus ou moins encouragés à intégrer le sport dans leur quotidien selon les habitudes et les modèles auxquels ils sont exposés. Cependant, il faut prendre en compte que même si les garçons étaient plus nombreux, le nombre de participants reste trop faible pour tirer des conclusions générales sur une différence entre les filles et les garçons.

Le dénivelé quasi toujours positif pouvait ainsi sembler décourageant aux premiers abords, mais les paysages dont jouissent les Hautes-Vosges ont réconcilié nos cyclistes avec l’itinéraire, tout comme les fréquentes poses pour le ravitaillement. Pendant le trajet, les rires et les encouragements se conjuguaient en permanence pour profiter au mieux de cette expérience. Arrivés à destination, ils ont ensuite campé sur place et partagé un repas avec l’ensemble des participants. Le lendemain, ils s’affrontaient lors d’un trail de 8 km combinant montées caillouteuses et descentes boueuses sous la pluie. On peut féliciter tous les participants et, en particulier Camille Sand arrivée en 8ème position, Sixtine Mulard arrivée 11ème chez les filles, Esteban Da Silva arrivé 15ème et Achille Boillot arrivé 16ème chez les garçons grâce auxquels CG s’est classé en 3ème position par équipe dans le classement départemental.

Ainsi, tous ont franchi la ligne d’arrivée avec un sentiment de fierté et de dépassement : plusieurs d’entre eux, filles et garçons confondus, se sentent prêts à reprendre une activité sportive active, ce qui constitue une victoire pour l’organisation sportive. Quant au retour à vélo, il fut plus apprécié grâce à une météo plus favorable et de bonnes descentes après leurs durs efforts de la matinée et de la veille.

Personnellement, j’ai un peu hésité avant de m’inscrire à ce défi sportif, car je me sentais moins capable que les autres élèves que je connaissais et qui pratiquaient régulièrement ce type d’épreuve. Cependant, ce qui m’a finalement convaincue de participer, c’est la possibilité de relever ce défi avec une amie, toutes deux animées par la perspective de tout ce que nous allions pouvoir apprendre sur nous-mêmes à l’issue de cette expérience. Pour moi, c’était avant tout l’occasion de sortir de ma zone de confort, de me mettre en difficulté pour finalement mieux me connaître et repousser mes propres limites. Un objectif que j’ai réussi à atteindre notamment grâce aux autres élèves, avec qui je n’avais pas forcément d’affinités au départ, mais qui ont su me conseiller et me soutenir tout au long de l’épreuve, ainsi qu’aux professeurs d’EPS.

Les élèves sont rentrés aux alentours de 17h contents d’eux et avec de nouvelles connaissances avec lesquelles se dépasser à nouveau.

  Iris Celzard-Fierro